Mohammed Talbi

J’ai créé ce blog principalement parce que je me suis rendu compte que la censure bat son plein sur Facebook. J’ai été victime de plusieurs tentatives de piratage, dont une qui a réussi, et de plusieurs personnes qui ont « signalé » mon compte. Donc c’est un peu pour moi une manière de sauvegarder ce que j’écris.

Un des articles qui ont disparu de mon mur est ma critique d’un texte du philosophe Mohammed Talbi.

Mon exposé mettait en avant (de mémoire):

1° L’origine syriaco-araméenne, grâce notamment aux travaux des orientalistes et spécialistes de l’islam que sont Günter Lüling et Christoph Luxenberg. Une lecture qui pourtant devrait être défendue par les prétendus détenteurs du «vrai islam» que sont ces croyants auto-déclarés «musulmans des Lumières», ou «musulmans modérés», comme si le message mahomédien pouvait être interprété ainsi.

Un point très sensible et bien sûr controversé: les travaux de certains islamologues tendent à démontrer l’origine non divine du coran, copié sur la thora et surtout sur les écrits syriaco-araméens, démontrés par de grands orientalistes et islamologues. Comme le dit Claude Gilliot, professeur d’études arabes et d’islamologie reprenant les travaux de Lüling et de Luxenberg, « un grand nombre d’expressions réputées obscures du coran s’éclairent si l’on retraduit certains mots apparemment arabes a partir du syro-araméen, la langue de culture dominante au temps du Prophète ». – En outre, contrairement aux assertions de beaucoup de musulmans, les gens honnêtes reconnaissent qu’il n’y a pas eu qu’une seule version du coran, mais 31. Sous le califat de Othman, on s’est évertué à détruire toutes les transcriptions (mis à part celle qui, semble-t-il, devait être détenue par Fatima), pour ne garder que la « vulgate othmanienne ». Trente-et-une version pour un seul livre, prétendument descendu de dieu, c’est un peu beaucoup.

http://www.christoph-heger.de/Claude%20Gilliot%20’L’origine%20syro-aram%E9enne%20du%20Coran’%20Nouvelle%20Observateur%20avril_mai%202004.htm

2° Le fait que la lecture non chronologique du coran masque la véritable nature de Mahomet et transforme son « message ». Replacer les versets dans l’ordre chronologique montre bien le changement, même la métamorphose, de Mahomet en apôtre du sang, de la haine et de la guerre après la mort de Khadidja d’une part, et par la suite après sa fuite de La Mecque vers Médine (Hégire), où il a développé une haine immense envers les Qoraïchites, et enfin dans la 3ème période, la montée de sa haine envers les juifs de Yathrib (future Médine) lorsqu’il a voulu les expulser de chez eux et qu’il a cherché des prétextes fallacieux pour les faire tuer, et finir par expulser ceux qui échappent au massacre.

3° La conséquence de la lecture chronologique du coran, qui est l’abrogation des versets pré-hégire, comportant un tant soit peu d’humanisme, par les versets post-hégire violents, guerriers, racistes et haineux. Je disais que ce principe abrogeant / abrogé (nasikh/mansukh), a consisté à remplacer les versets de la période mecquoise (pré-hégire), plus consensuels parce que Mahomet avait besoin de convaincre ses compatriotes, par d’autres plus récents, appelés très justement «versets du sabre», de la période médinoise (post-hégire). Ce principe est bien évidemment ignoré volontairement par les musulmans, y compris les grands savants tels que Mohammed Talbi, qui d’ailleurs combat cette idée et prône la prise en compte du seul coran. Pourtant, il ne peut pas ignorer les versets coraniques qui le contredisent et qui inscrivent le principe nasikh/mansukh en toutes lettres dans le coran, par ex.:

* 2.106: Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est Omnipotent? ».

Allah semble moins omnipotent et omniscient qu’il le dit, puisqu’il admet implicitement qu’il lui arrive de dire de telles âneries qu’il éprouve la nécessité de les rectifier.

J’ai cité également en exemple le verset 9.73 (Ô Prophète, lutte contre les mécréants et les hypocrites, et sois rude avec eux ; l’Enfer sera leur refuge, et quelle mauvaise destination!), qui abroge et remplace le verset 2.256, que les musulmans aiment mettre en avant, l’appelant d’ailleurs « verset de la tolérance » (Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroît au Rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient).

Il y a ainsi dans le coran un verset «du sabre» qui abroge à lui seul 119 autres versets, de période pré-hégire.

Ce principe induit aussi un constat, que bien évidemment aucun musulman n’est prêt à accepter et qui vaut à celui qui le dit ou l’écrit une fatawa de mort pour blasphème et pour hérésie: si dieu éprouve le besoin de changer des versets par d’autres, c’est qu’il n’est pas aussi omniscient qu’on le dit, ou bien c‘est que «son prophète» n’a rien d‘un prophète.

4° Dans mon post, j’ai parlé également de la taquiya utilisée systématiquement par les musulmans, y compris par Mohammed Talbi. Le « mensonge utile » est admis par les musulmans et il est pardonné dès l’instant où il est « utile pour l’islam ». A l’origine, ce principe avait été adopté par les chiites, victimes de la répression des sunnites. Par la suite, il a été repris à leur compte par les sunnites.

La pratique de la taquiya, que les sunnites ont adopté de leurs grands ennemis naturels les chiites est utilisée aujourd’hui de manière presque systématique par les musulmans, notamment depuis l’époque des colonies, où il fallait trouver une parade honorable pour expliquer les comportements du GOUROU qui sont contraires à la morale occidentale (par ex.: l’inceste, l’esclavage, la polygamie, la pédophilie, etc). Et à propos d’esclavage, il est à noter que le dernier marché aux esclaves n’a été interdit au Maroc qu’en 1920, sous la pression de la France, et que depuis, il n’a pas été traduit formellement en droit musulmùan, dans ce pays comme ailleurs en terre d’islam.

De plus, il a été établi, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, que durant le Califat de Othman, on a recensé 31 versions différentes du coran, ce qui, pour un livre prétendument «descendu de dieu», en fait un peu beaucoup. Un autre des points d’achoppement entre les musulmans et les rationalistes.

  blog officiel de Mohammed Talbi:  http://mohamedtalbi.com/category/interviews-entretiens/

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